BIOGRAPHIE SUCCINCTE


30 janvier 1928 ; Naissance de Jean Marc à Saint-Aubin-le-Vertueux, près de Bernay, en lisière du Pays d'Ouche. Bien que, dès son plus jeune âge, ses parents Blanche et René Marc et sa soeur Colette, soient venus s’installer à Rouen, il ne s'éloignera jamais longuement de son hameau où se trouve son atelier.

Sa scolarité primaire ayant pris fin en 1941, Jean Marc entre en apprentissage à l’imprimerie Wolf, rue de la Pie à Rouen à quelques pas du logis familial, Il y est formé à la lithographie par Maurice Devreese, au dessin par Bernard Delcourt et Raymond Dendeville. Il obtient le CAP. de lithographie en 1945 et reçoit, en cette occasion, le prix du département de la Seine-Inférieure pour ses premières places cumulées en dessin et en lithographie.

En 1949, il passe de l’atelier des presses au bureau d’études de dessin publicitaire. Grâce à ses compétences en la matière, il devient directeur artistique à l’Imprimerie Rouennaise (IMRO). Il exercera la même fonction à Rouen-Offset, jusqu’en 1988.

Dès la fin des années 40, Delcourt l’encourage à peindre. Cependant, son intérêt pour la lithographie demeure intact. En 1963-64, il organise un petit atelier de litho à Saint-Aubin-le-Vertueux, réunissant autour de lui et de Jean Bréant, la fleur des artistes peintres rouennais (Léonard Bordes, Gaston Sébire, Tony Fritz-Vilars, Franck Innocent, Pierre Gautiez, Roger et Guy Blondel, Léon Gambier, Claude Lormier, Jean Dannet,...).

Il commence à montrer ses pastels et ses toiles, participe à des expositions de groupe entre 1962 et 1968. C’est alors que Pierre Rollin le découvre et, en 1969, l’incite à tenir sa première exposition personnelle dans sa galerie rouennaise de la rue Ecuyère.

Jean Marc a effectué des voyages d’études :
— En Normandie où il a ses racines.
— Dans diverses régions de France.
— Dans certains pays étrangers...

Des enseignements reçus et des expériences vécues à l’occasion de ces séjours très disparates, il fait la clef de voûte de son oeuvre. Ses expositions sont ordinairement centrées sur un thème («Du Cap Blanc-Nez au Pays Basque», «La Camargue et les chevaux», «la neige en Pays d’Ouche», «les pêcheurs de Nazaré», «L‘Andalousie», «L’Estremadure», «Au-delà d’Eboli, la Lucanie», «Au Maroc». Peintre de la nature, il évolue peu à peu de la contemplation des paysages à l’étude des hommes. Coloriste «contenu», il se décidera un jour, avec sa découverte du Pérou, à donner libre cours à son attrait croissant pour les couleurs vives tandis qu’il cherche à styliser les formes, tout en demeurant l’excellent luministe qu’il était déjà, d’instinct, au tout début de sa carrière.

Robert EVREUX